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Gardons la tête froide devant le tapage soulevé par l'opinion publique occidentale
Reference:le Quotidien du Peuple en ligne
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Ces derniers temps, en abordant les quiproquos, les méprises et les malentendus des médias occidentaux et de l'opinion publique occidentale envers la Chine, un grand nombre de savants et de spécialistes chinois expliquent la raison c'est que l'Occident ne « s'adapte pas encore » à l'émergence de la Chine. Mais le fond de ce problème réside peut-être dans l'engendrement de cette inadaptation. Quant à moi, je pense que la situation désagréable et insupportable de ce moment est due surtout au manque de communication et d'entente.

Les Occidentaux éprouvent beaucoup de curiosité et même de l'intérêt pour le développement et les changements en Chine. Ils manifestent de l'enthousiasme, de l'émotion, mais également des doutes et des soupçons à l'égard des réalisations chinoises. En voyant et en constatant que le « Lion » endormi de puis de longues années qu'est la Chine se réveille enfin petit à petit, ils ressentent de l'espoir qui est accompagné de perplexité, d'incrédulité, de scepticisme et d'inquiétude. Car pour les Occidentaux, y compris savants, spécialistes et gens du peuple, ils estiment que la Chine est confrontée à trop de problèmes complexes, et aucun savant occidental n'a eu le courage de prévoir un développement tellement rapide de l'économie chinoise. Les défauts de la Chine, tels que les installations d'infrastructure extrêmement arriérées, la lourde charge démographique, une économie rurale très faible, le mélange des règlements désuets et nouveaux, ainsi que les problèmes de l'environnement qui s'empirent et devant lesquels on se sent impuissant, tout cela a rendu pas mal de savants occidentaux sceptiques et ils n'osent pas envisager l'avenir de la Chine.

Mais les succès remarquables obtenus maintenant par la Chine montrent au monde entier l'intelligence et la résolution particulières des Chinois.et la grande famille mondiale commence à accepter la Chine et met de plus en plus d'espoir en elle. Si on parle de l' « inadaptation » de l'Occident en ce qui concerne le nouveau rôle de la Chine, c'est principalement à cause de la méconnaissance de la Chine de certaines règles et certains modes de jeu en pratique dans le monde, dont certains lui sont même totalement inconnus. C'est comme un élève est introduit à l'improviste dans une classe en cours d'année réservée aux « élites », et on juge le nouveau venu depuis sa coiffure jusqu'à ses chaussures, on fait de continuelles observations sur lui et on commente tous ses faits et tous ses gestes. A ce moment-là, le nouveau-venu qu'est la Chine est propulsé par l'histoire sur le devant de la scène mondiale, alors qu'il ne s'est pas bien préparé encore. Il doit faire face à de nombreuses règles de jeu compliquées et complexes et totalement nouvelles pour lui. Il entend des voix discordantes, certaines faisant son éloge et d'autre le critiquant. Il est tout à fait normal à ce moment-là que la Chine ne s'adapte pas encore à sa nouvelle situation, à son nouveau rôle et à ses nouvelles responsabilités.

Devenir des partenaires de coopération étroitement liés sur le plan économique ne signifie pas qu'on peut devenir des amis intimes sur le plan politique. Tout en reconnaissant et en acceptant la puissance économique de la Chine, les pays occidentaux cherchent par tous moyens à restreindre et à affaiblir l'influence politique de la Chine. A l'heure actuelle où d'un côté, la Chine et l'Occident sont tributaires l'un de l'autre et de l'autre côté se repoussent réciproquement, le renforcement de la communication et de l'entente est le seul moyen susceptibles de régler leurs litiges et leurs différends. Le Président Directeur Général d'une société multinationale suisse installée depuis de longues années en Chine m'a dit : « La Chine a trop peu de communication avec l'Occident. C'est seulement la communication tous azimuts qui permettra au monde extérieur de mieux connaître la Chine. »

Un de mes collègues suisses qui s'était rendu au Tibet m'a confié : La situation actuelle au Tibet n'est évidemment pas comme le rapportent les médias occidentaux, et il se demande : mais pourquoi font-ils ainsi ? Ses propos m'ont éclairée quelque peu et j'essaie d'analyser, sous un tout nouveau angle de vue, la réaction successive en chaîne des médias occidentaux suscitée par les violents troubles éclatés dernièrement à Lhassa le 14 mars : au cours des décennies passées, nous avons toujours agi sans bruit et sans tapage dans la construction au Tibet des toutes sortes d'installations d'infrastructures, dont chemin de fer, routes, habitations, centres commerciaux, écoles, hôpitaux, … etc. L'Etat a affecté d'énormes fonds pour la réparation et la rénovation des temples, nous avons accompli tellement de bienfaits, de bonnes œuvres, d'action charitable et de services généreux qui méritent certainement des louanges, ou au moins des félicitations, mais pourquoi les Occidentaux ne savent rien de cela ? La raison c'est que certaines personnalités occidentales n'ont jamais considéré le Tibet comme une partie intégrante du territoire chinois, c'est pourquoi elles répandent intentionnellement et de façon malveillante des rumeurs et des nouvelles fausses, mensongères, calomnieuses, pernicieuses et diffamatoires. Une autre raison c'est que la clique du Dalai Lama s'est livrée continuellement, depuis de longues années, à de la « propagande fausse et mensongère » Des experts en matière de problèmes internationaux se sont rendus compte que les activistes de l' « indépendance tibétaine » sont très habiles dans « la communication » et « le contact public » avec les médias internationaux qui croient dans les fausses nouvelles et informations qu'ils répandent partout, et c'est ainsi qu'ils accaparé l'opinion publique.

Comparaison faite avec eux, notre propagande du changement profond survenu au Tibet vise surtout le public intérieur du pays, alors qu'elle est relativement faible à l'encontre du public international. Cette façon de faire est évidemment défavorable à l'établissement et à la préservation de l'image de la Chine.

Bien que la Chine a obtenu de grands et remarquables progrès au cours des trente années écoulées, mais ils sont inconnus pour la plupart des étrangers qui ne sont jamais venus en Chine et leur connaissance de la Chine sont toujours unilatérales, périmées, désuètes et dépassées, J'ai demandé à des amis suisses qui n'ont jamais mis leurs pieds sur le territoire chinois de ce qu'ils pensent de la Chine. Ils ont répondu que leurs impressions de la Chine proviennent des films sur notre pays, et surtout des informations données par des médias locaux. Lorsque je leur demande connaissent-ils un peu Shanghai ? Leur réponse est toujours à peu près la même : « J'ai entendu dire qu'il ressemble à New York. ». On peut imaginer que même les régions développées de la Chine Orientale sont méconnues de la plupart des Occidentaux, il est tout à fait naturel qu'ils connaissent encore moins le Tibet et les autres régions de la Chine de l'Ouest où l'accès est plus difficile. Comme nous ne pourrions pas espérer que la plupart des habitants de notre planète pourraient visiter notre pays pour le connaître, alors la seule chose que nous pourrions faire c'est de prendre l'initiative de déployer un plus grand effort en vue d'intensifier la communication avec l'extérieur et de faire la présentation et la propagande de la Chine.

La communication intensive permettra de changer peu à peu les idées des Occidentaux sur la Chine et faire en sorte que l'opinion publique occidentale devienne plus objective, plus calme, plus douce, plus pondérée, plus raisonnable et plus réfléchie. Naturellement, ce genre de communication nécessite de grands, de longs et de durs efforts de notre part. A cet effet, pour faire face à l'environnement rempli de tapage, de tumulte, de vacarme et de bruit soulevés par l'opinion publique occidentale, nous devons garder la tête froide et l'esprit lucide, conserver tout notre sang-froid tout en restant imperturbable, calme et pondéré.

(L'auteur de cet article est Liu Zhiqin, le représentant en chef du Bureau à Beijing de la Banque du Canton de Zurich de la Suisse)
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